MESSAGE DE L’HONORABLE EL HADJ HUSSEIN RADJABU A LA SUITE DE SA SORTIE DE LA PRISON CENTRALE DE MPIMBA EN DATE DU 1er Mars 2015

   

Excellences, Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques et Consulaires et des Organisations Internationales et Non-Gouvernementales Accrédités au Burundi,

 

• Chers compatriotes,

• Chers militants du CNDD-FDD ainsi que ceux de l’UPD Zigamibanga

Je voudrais tout d’abord faire louange à Dieu, le Clément, le Miséricordieux qui nous a constamment gardés et guidés pendant près de huit ans d’immenses souffrances dont plusieurs de mes compagnons de lutte politique et moi-même avons été victimes soit par notre détention dans la Prison centrale de Mpimba et ailleurs, soit par des répressions diverses dont ceux qui ont forcé certains de prendre le chemin de l’exile.

Permettez-moi ensuite d’adresser mes sincères remerciements au peuple burundais et plus particulièrement aux hommes politiques, aux Confessions religieuses, aux Organisations Nationales et Internationales de Droits de l’Homme et aux médias burundais pour le soutien moral qu’ils n’ont cessé de nous témoigner durant cette période de malheur que nous avons enduré avec plusieurs autres burundais de différentes couches socio-politique.

Nos remerciements vont surtout à tous mes amis et camarades politiques, aux membres de ma famille qui m’ont assisté moralement et socialement au même titre que les anciens parlementaires ayant subi aussi des coups, de la Communauté régionale et internationale et singulièrement à l'Union Interparlementaire pour le soutien indéfectible qu’elle a manifesté à mon égard durant cette période et même aujourd’hui.

•Peuple burundais,

•Chers militants du CNDD-FDD ainsi que ceux de l’UPD Zigamibanga

Me voilà enfin libre depuis la nuit du 1 mars 2015 grâce à l’appui et la volonté de tout un chacun parmi vous, qui a considéré que la Prison de Mpimba n'était pas ma place. Je vous lance cet appel vous, mes anciens compagnons de lutte, frères et sœurs burundais avec qui nous avions combattu ensemble pour nous libérer de l’injustice, de la faim, de l’insécurité et de la misère. Cette situation socio politique malsaine qu’on a combattu, voilà qu’elle reste grandissante aujourd’hui, malgré cette lutte et les différents accords signés. Je vous lance un message de paix, de fraternité et d’unité non seulement en ma qualité de Président légitime et légal du Parti CNDD-FDD qui a combattu bec et ongles l’injustice et la dictature mais aussi en tant que fils de cette Nation animé comme vous tous sans doute par le respect de la loi, des droits et des libertés de chaque burundais en tant que personne humaine.

C’est au terme d’une guerre fratricide qui a fait couler beaucoup de sang, d’une guerre durant laquelle nous avons perdu nos frères et sœurs que vous avez enfin retrouvé la paix et la liberté. Vous savez néanmoins qu’une Nation ne se construit pas en une journée et que la démocratie ne se consolide pas non plus en une nuit. En effet, la paix, la démocratie et le développement d’une Nation constituent un long processus et un travail de longue haleine qui durent plusieurs années et qui se consolident à travers des générations. C’est cela que nous avions enseigné à nos militants. Malheureusement, les adversaires et les détracteurs endogènes et exogènes au CNDD-FDD avides du pouvoir et souffrant d’une boulimie politicienne.

Incommensurable, se sont coalisés pour vous désorienter du droit chemin en vue de s’accaparer de votre Parti qui est le nôtre et perturber son allié, UPDZigamibanga et s’en servir soit dans leurs crimes multiformes et indescriptibles, soit dans l’exécution de leur plan de destruction du multipartisme.

• Chers compatriotes,
• Chers militants du CNDD-FDD ainsi que ceux de l’UPD Zigamibanga

Considérant la gestion de la chose publique, vous conviendrez avec moi que depuis 2007 la mauvaise gouvernance, les malversations économiques et financières ainsi que d’autres maux qui rongent la société burundaise sur tous les plans se sont accentuées.

Concernant les malversations économiques et financières, il existe de nombreux cas de corruption et de malversation économiques relatifs à la privatisation et à la vente de la chose publique, à l’exploitation anarchique des ressources minières du Pays, etc. Tout cela coiffé par des magouilles dans l’attribution des marchés publics.

Quant à la sécurité, les droits civils et politiques du Citoyen Burundais, pris individuellement ou collectivement, ont été bafoués par ceux- là mêmes qui devaient assurer leur sauvegarde. Le peuple assiste avec impuissance et ce, depuis 2007, à des tracasseries judiciaires incessantes, des arrestations et des emprisonnements arbitraires, au comportement brutal et injustifié de quelques éléments de la Police et de ceux du Service National des Renseignements vis-à- vis d’une population innocente. L’emprisonnement des défenseurs des droits humains et certains du personnel des médias, comme Jean Claude Kavumbagu, Hassan Ruvakuki, Pierre-Claver MBONIMPA, Bob Rugurika et autres en est un exemple illustratif.

De même, l’existence d’autres dossiers relatifs à l’insécurité ternissent davantage l’image du Pays. Il s’agit notamment des dossiers en rapports avec des différents cas d’exécutions extrajudiciaires ; Des dossiers en rapport avec les cadavres retrouvés dans le lac RWERU, les éliminations physiques lors de la récente attaque de CIBITOKE perpétrée par un groupe d’hommes armés, se comptent parmi ces cas d’exécutions extrajudiciaires.

En ce qui concerne les relations entre le Rwanda et le Burundi, quant aux litiges prenant source a la délimitation des frontières dans certains coins du Nord Est du pays, il convient de signaler que les deux pays ont mis en place, en commun accord bien entendu, une Commission pour tirer au clair les localités revendiquées par l’une et l’autre partie. Les points de controverses sont situés dans les provinces de CIBITOKE, KIRUNDO, MUYINGA et NGOZI. On se souviendra que plusieurs réunions ont déjà eu lieu entre les deux pays pour résoudre ce conflit frontalier. Sur ce, notons que des incidents avaient été signalés à la colline de SABANERWA, dans la commune de MWUMBA en Province de NGOZI suite aux divergences des deux voisins que l’on trouve dans l’explication ou analyse dans la déviation du cours de la rivière KANYARU à ces niveaux. D’autres incidents s’étaient produits à RUZO dans la commune GITERANYI en province de MUYINGA.

Aujourd’hui, il est plus que temps que la diplomatie burundaise se penche prioritairement sur cette question vieille de plus de cinquante ans et dont les rebondissements pourraient altérer les relations de bon voisinage entre nos deux Pays.

En outre, l’implication du Gouvernement NKURUNZIZA et plus particulièrement du Service National des Renseignements dans l’assassinat ignoble de trois sœurs missionnaires originaires d’Italie à Kamenge risque de compromettre les relations entre le Burundi et les Pays de l’Union Européenne en général et le Burundi et le Saint siège en particulier.

Cette question doit être tirée au clair. Les responsabilités pénales des uns et des autres doivent être dégagées et une collaboration sans faille doit être affichée de part et d’autre pour la sauvegarde de bonnes relations pérennes.

De même, en plus des problèmes cités ci-haut, c’est encore le cas de la pauvreté qui devient de plus en plus insupportable, de l’inégalité des richesses entre les burundais qui s’agrandit de plus en plus, du chômage et des conflits fonciers qui préoccupent au plus haut point nos compatriotes toutes ethnies et appartenances politiques, régionales et religieuses confondues. L’ensemble de tous ces maux contribue à la création des tensions politiques et sociales qui débouchent très souvent sur des conflits sociaux.

La gestion chaotique du CNDD-FDD depuis le 07 Février 2007 a perturbé ses relations qui datent des années de la lutte politico-militaires avec son partenaire le Parti l’UPD Zigamibanga. Depuis lors, les militants authentiques des deux Partis ont décidé en toute souveraineté de consolider les relations qui sont les leurs enfin d’imprimer une ère nouvelle qui rassure et garantit les meilleures conditions de vie du peuple burundais. Pareilles relations, sont qualifiées de bonnes et constituent une base pouvant intéresser les deux Partis quant aux enjeux électoraux du moment. Rappelons que ces militants authentiques des deux partis ont tant souffert ; Moi-même j’ai été la première victime ; Cela se justifie par mon emprisonnement depuis le 27 Avril 2007.

Les menaces de toutes sortes en l’occurrence les emprisonnements et les assassinats des uns et des autres lesquels n’ont pas d’ailleurs épargné les militants des autres formations politiques, spécialement ceux du MSD et du FN L, sont des faits et actes éloquents qui ont caractérisé certains responsables zélés animés par l’esprit de semer le chaos dans notre Pays.

Pour tout cela, un grand rassemblement du peuple burundais de toutes les couches de la population, de toutes les tendances politiques et apolitiques, est nécessaire pour que nous puissions cheminer ensemble vers le changement Intégral du régime politique au pouvoir avec tous les principes garantissant la démocratie.

• Chers compatriotes,
• Chers militants du CNDD-FDD ainsi que ceux de l’UPD Zigamibanga

Le Parti CNDD-FDD que vous avez connu jusqu’en 2010 n’est pas celui qu’on vous présente aujourd’hui. Le CNDD-FDD que nous connaissons est et reste limpide comme l’eau de source. C’est celui-là qui a adhéré à l’accord d’Arusha et qui a posé l’acte de signer l’accord de cesser le feu du 16 Novembre 2003 avec le Gouvernement de Transition mis sur pied en période de post conflits politiques. Nous ne pouvons donc pas endosser les responsabilités qui ne sont pas les nôtres. Tous ces forfaits et crimes ont été commis par les responsables défendant et servant la cause du CNDD-FDD fantoche qui a vu le jour le 07 Février 2007.

Le Président Nkuruniza s’achemine vers la fin de son deuxième et dernier mandat présidentiel d’après la Constitution du Burundi, les Accords d’Arusha et les textes qui régissent le Parti CNDD FDD. Ces tentatives d’abroger la Constitution pour briguer un troisième ou plusieurs autres mandats afin de concrétiser sur le terrain politique des rêves qu’il avait depuis longtemps sont vaines et aucun Burundais ne peut et ne pourra lui concéder cela.

Sa persistance à lire la Constitution du Burundi par des lunettes confectionnées pour servir ses ambitions que la Commission Electorale Nationale Indépendante(CENI) et la Cour Constitutionnelle attendent à la croisée des chemins pour lui donner un feu vert ne peut prospérer.

Pour tirer les choses au clair, nous réaffirmons et confirmons aujourd’hui que nos militants et tous les burundais via ses différents représentants à savoir les Organisations politiques, la Société civile, les Confessions religieuses animées par l’esprit de paix et du respect de la loi dans le Pays ne ménageront aucun effort pour dire non à toute tentative de putsch constitutionnel en gestation. Ils se sont largement exprimés sur la question et cela nous réconforte.

• Chers compatriotes,
• Chers militants

De ce qui précède, nous nous sommes levés comme un seul homme afin de revendiquer nos droits et dans l’ultime objectif de bâtir une nation économiquement et politiquement forte et prospère. Et pour y arriver, nous devons jouir de toutes nos libertés et faire en sorte que :

1. La Magistrature soit indépendante et équitable,
2. La presse soit pleinement libre et indépendante.

Aussi, puis-je vous inviter à nous rassembler autour des idéaux de Paix, d’Unité, de Justice, de dignité et de démocratie; Et que nos différences ethniques, régionales, religieuses ou autres puissent harmonieusement se compléter pour constituer le socle de ce Pays prospère, fort que nous désirons ardemment. Et pour y arriver, seul le patriotisme de tout un chacun peut nous sauver aujourd’hui des mains de ces criminels de tout acabit qui veulent plonger notre pays dans les ténèbres de la barbarie.

La situation que nous traversons aujourd’hui n’est pas celle pour laquelle nous avions combattu. En effet, le CNDD-FDD authentique et légitime avait décidé de mener une lutte armée pour restaurer la démocratie, la paix, l’unité et la justice et bâtir un Burundi nouveau où tout un chacun pourra manger à sa faim, où tout un chacun pourra envoyer ses enfants à l’école et les faire soigner sans difficulté et sans ségrégation.

Notre projet de société ainsi que notre programme politique pour lesquels la majorité de la population dont les militants du CNDD-FDD et de l’UPD Zigamibanga ont voté en 2005 restent notre cheval de bataille pour les enjeux électoraux en cours et pour l’avenir du Burundi.

La tâche qui nous attend au cours de cette période est immense. Le peuple burundais ainsi que la communauté internationale ont le regard fixé vers nous. Nous devons travailler sans relâche avec sagesse et détermination jusqu’à la victoire totale de la démocratie étant donné qu’elle est la porte d’entrée de nos partenaires ayant déjà manifesté la volonté de participer au développement de notre Chère Nation.

Aux Forces de Défense et de Sécurité,

Nous vous lançons cet appel en tant que citoyen burundais épris de Paix et de Justice pour vous demander instamment d’être beaucoup plus respectueux des lois et règlements qui régissent notre pays, des accords et conventions internationaux notamment en matière des droits de l’homme et des libertés civiles et publiques. Ceci est d’ailleurs dans vos engagements durant cette période pré-électorale, électorale et post-électorale pour toujours. Votre sens de responsabilité, le patriotisme, l’humanisme et le respect des valeurs républicaines doivent être une réalité pour toujours. Individuellement ou collectivement, évitez toutes manipulations qui risquent de vous plonger dans la brutalité, des arrestations arbitraires, des versements de sangs de vos frères et sœurs que vous êtes censés protéger. Vous n’avez pas le droit d’imposer au peuple l’hébergement ou la pérennisation de la dictature car il ne l’acceptera jamais.

A vous, Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs de Missions
• Diplomatiques et Consulaires et des Organisations Internationales et Non-Gouvernementales

Nous profitons de cette occasion pour tout d’abord vous remercier et vous féliciter pour votre contribution dans notre effort de développement national, à l’organisation des prochaines échéances électorales ainsi que pour votre courage et franchise lors des séances de dialogue politique avec le Gouvernement.

Par ailleurs, point n’est besoin de rappeler que vous êtes les témoins oculaires et auriculaires privilégiés de la situation qui évolue dans notre pays.

En effet, au cours de la décennie qui vient de s’écouler, le régime du Président Pierre NKURUNZIZA a formulé de nombreux programmes et stratégies consacrés au développement national dans divers domaines dont l’investissement, l’agriculture, la santé, etc… mais les résultats obtenus sont nettement en-deçà des espoirs et des attentes de la population et des partenaires du Burundi et ce, faute de suivi et d’exécution efficaces des engagements pris devant les bailleurs de fonds bilatéraux ou multilatéraux par le Gouvernement du Burundi. De même, la mauvaise gestion des fonds octroyés par ce dernier surtout dans le cadre de la coopération bilatérale y est aussi pour quelque chose. C’est pourquoi le volume des fonds alloués au développement du Burundi au titre de l’aide bilatérale ou multilatérale diminue sans cesse entraînant derrière elle une kyrielle de conséquences.

Excellences Mesdames et Messieurs,

L’une des missions sacro-saintes d’un Chef de mission diplomatique est d’informer son Pays de ce qui se passe dans le pays d’accueil. Pour le cas du Burundi, vous avez sans doute beaucoup à dire. En effet, malgré les différents programmes de développement national, le peuple burundais vit actuellement en dessous du seuil de pauvreté, dans l’insécurité totale et la misère. Il en va de même de la qualité de l’enseignement et des soins médicaux notamment qui laissent à désirer.

Le coût des frais de transport et des denrées alimentaires augmente sans cesse, soit par spéculation, soit par dépréciation de la monnaie burundaise au moment où les salaires des travailleurs et des fonctionnaires ne leur permettent pas de joindre les deux bouts du mois. Bref, la vie est devenue intenable et le Pouvoir n’a pas de solutions pour y remédier. Quelles qu’en soient les conditions, le Burundi a besoin de vous, de votre assistance. Nous vous prions donc d’être nos fidèles interprètes auprès de vos Etats et Organisations pour plaider en faveur de notre Pays afin que nous puissions sortir du gouffre dans lequel le Pouvoir Pierre NKURUNZIZA a plongé le Burundi.

A la Société Civile, aux Médias et aux Syndicats,

Nous voudrions tout d’abord vous exprimer nos sincères gratitudes et remerciements pour le travail fructueux que vous avez accompli en vue de défendre les droits des citoyens dans lesquels vous vous inscrivez aussi. Nous vous félicitons également pour votre courage et détermination dans la lutte contre l’injustice, l’insécurité, les malversations économiques et financières ainsi que d’autres maux qui rongent la société burundaise.

Vous le savez ! Vous comprenez peut être aujourd’hui plus qu’en 2007 qu’au sein du CNDD-FDD tous ceux qui nous soutiennent et nous même avons dit : NON à la dictature, à l’injustice, à la mauvaise gouvernance, aux actes d’intimidation, aux tracasseries judiciaires et policières, aux violations de la constitution, des accords signés, des droits civils et politiques.

Comme certains de mes camarades politiques, cela nous a couté des emprisonnements injustes, des limogeages dans certains postes de responsabilités allant jusqu’au non-respect des mandats des députés. Notre Parti, le CNDD-FDD, en a aussi souffert car un second leadership anti constitutionnel s’est érigé.

La Cour Suprême qui a eu des difficultés de trancher jusqu’aujourd’hui est témoin. Face au camp des Constitutionnalistes du CNDD FDD et des anti-constitutionalistes elle est restée impuissante, chose qui a laissé Pierre Nkurunziza et sa clique s’imposer rien que par la loi avec comme arme le fameux conseil des sages.

Le limogeage des 22 députés au cours du premier mandat présidentiel et parlementaire est un fait parlant. Nous sommes disposés à collaborer et nous coaliser avec toutes les forces ayant l’objectif de soigner le climat politique malsain qui règne au Burundi et cela à travers les élections transparentes, libres et démocratiques. Notons malheureusement que les magouilles observées dans l’enrôlement des électeurs mettent en cause cette transparence.

A cela s’ajoute des coups bas des tenants du pouvoir s’affichant par des menaces et la chasse à certains leaders et leurs membres influents.

Que Dieu protège le Burundi Que Dieu protège les véritables défenseurs de la démocratie au Burundi

Je vous remercie

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