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MEME SI LA LOI L'AUTORISAIT, ACCEPTER LA CANDIDATURE DE PIERRE NKURUNZIZA AU TROISIEME MANDAT, C’EST CONDAMNER LA NATION BURUNDAISE A SA DISPARITION

Mise à jour 16 septembre 2013

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Au parti CNDD-FDD, donner un avis ou un conseil contraire à la volonté de S.E Monsieur Pierre NKURUNZIZA est un sacrilège impardonnable. Les « BAGUMYABANGA épris du respect de la loi » le savent mieux que quiconque. C’est pour cette raison qu’ils sont considérés comme des rebelles. Il en est de même pour les « BAGUMYANGA sans voix » qui sont majoritaires au parti présidentiel et qui acceptent de jouer le cloon malgré eux. Ils agissent ainsi, la mort dans l’âme, juste pour survivre et ne pas perdre leur emploi ou la vie simplement.

C’est dans cet état d’esprit que la quasi totalité des BAGUMYABANGA se retrouvent quand ils ont appris que le Président de la République et du Conseil des Sages du parti CNDD-FDD voudrait briguer son troisième mandat à la présidence de la république, en violation de la Constitution et de l’accord d’Arusha. Cette situation risque de porter préjudice au parti CNDD-FDD à la nation toute entière. Le parti MRND de HAVYARIMANA a disparu avec lui et les vrais BAGUMYABANGA ont peur que cela n’arrive à leur formation politique chèrement acquise. Le manque d’une liberté d’expression au sein du parti présidentiel est une dictature qui affecte tous ceux qui voudraient voir leur parti évoluer, à l’image de grandes formations politiques telle que le CCM en Tanzanie, l’ANC en Afrique du Sud et autres.

A titre d’exemple, rappelez-vous qu’au lendemain des élections de 2010, l’honorable Manassé NZOBONIMPA a rencontré le Président Pierre NKURUNZIZA, en vue de lui donner son avis sur les dossiers de malversations économiques de l’époque qui ternissaient l’image du parti. C’était entre autre le fameux dossier des cahiers de l’Ouganda et la mauvaise gestion dans tous les domaines qui caractérise et discrédite le pouvoir CNDD-FDD. Cet état des lieux pourtant très vrai a failli emporter la vie de l’honorable Manassé NZOBONIMPA. Vous vous souviendrez de l’attentat manqué de justesse contre sa personne à Kampala en Ouganda. Les exécutants étaient des éléments du Service National des Renseignements communément appelé Documentation Nationale. Comme le Christ, Manassé a dit la vérité et il fallait l’exécuter. Quelle dictature !

Cette façon de gérer la nation burundaise comme un patrimoine privé, d’user de la force pour contraindre les gens à accepter contre leur gré la dictature de NKURUNZIZA et sa bande de généraux ; cette manière de violer les textes et lois régissant la République, en se considérant comme la seule et unique personne présidentiable au CNDD-FDD ; toute cette amalgame de vices constituent un affront grave contre le parti et la nation burundaise qui risquent de s’effondrer. Aujourd’hui les BAGUMYABANGA vivent dans une tyrannie sans nom et sont obligés d’être stoïques pour éviter le châtiment de la milice présidentielle « IMBONERAKURE ».

Très bientôt, les BAGUMYABANGA sans voix vont sortir un communiqué pour donner leur avis sur la vente aux enchères des intérêts du peuple burundais, orchestrée par une poignée de gens, sous la haute couverture du Président Pierre NKURUNZIZA. C’est cette même bande qui veut réduire aux cendres la nation burundaise, en cherchant à maintenir au pouvoir une classe de gens gagnés par la corruption, le détournement des deniers publics, la violation des droits humains, des exécutions sommaires et extrajudiciaires bref, des fossoyeurs sans foi ni loi, de toute une nation, devant la communauté nationale et internationale désarçonnée.

Face à ce suicide à grande échelle organisé parv NKURUNZIZA et sa clic de bourreaux, les BAGUMYABANGA sans voix trouvent que le CNDD-FDD a besoin du sang nouveau au sein de l’équipe dirigeante pour aller aux élections de 2015 avec des candidats propres, crédibles et rassurants. Même si la Constitution autorisait plus de deux mandats à un Président élu au suffrage plus qu’universel, NKURUNZIZA ne mérite même pas une minute de plus à ses deux mandats de calvaire ! Un changement au sein de la direction du pays et du parti s’avère imminent et obligatoire. Sinon, le parti présidentiel court le risque de s’effacer pour toujours. Les sanctions de la Communauté internationale étouffent les burundais déjà ! Faut-il allonger l’agonie de tout un peuple qui se meurt dans le silence absolu de ses dirigeants ? Non et non !!! Les BAGUMYABANGA doivent se lever tous comme un seul homme et combiner leurs efforts pour arrêter ce génocide que le pouvoir NKURUNZIZA administre sans scrupule à ses sujets.