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LE GOUVERNEUR DE GITEGA, Sylvestre SINDAYIHEBURA EST UN SYMBOLE D’ UN CYNISME A OUTRANCE ET SANS SCRIPULE

Mise à jour 26 juin 2012

Il y a tout juste quelques jours le Burundi, le Ministère de l’Enseignement Primaire et Secondaire, le Ministère de la Jeunesse, de la Culture et du Sport, le Mouvement pour la Solidarité et la Démocratie (MSD), en général, et particulièrement toute la jeunesse Burundaise, la Communauté nationale viennent de pleurer la mort inopinée du jeune étudiant Juvénal HAVYARIMANA et membre sympathisant du Mouvement pour la Solidarité et la Démocratie (MSD).

En juin 2012, l’illustre disparu élève de la dixième année a été appelé à son portable par le Commissaire Provincial Adjoint de la Police de Sécurité Intérieur à GITEGA, NURWEZE Michel, alias RWEMBE. D’après les renseignements que nous avons obtenus de la part de nos sources au sein de la Police provinciale de GITEGA, les planificateurs de la mort de ce jeune étudiant sont :en plus du Commissaire Provincial Adjoint de Gitega, le nommé RWEMBE, il ya aussi Mohamed Emile, chargé du service national des renseignements à Gitega, il ya aussi un agent du SNR à Gitega qui s’appelle Gérard. Celui-ci est une parenté de l’épouse du Président de la République du Burundi, Madame Denise BUCUMI. Cet agent a travaillé à KARUSI avant d’être emprisonné à la Prison Centrale de Mpimba. L’illustre disparu a été exécuté par un policier de Gitega qui s’appelle Révérien en collaboration avec Jean-Marie du Service National des Renseignements à Gitega. Faudra-t-il signaler que les deux exécutants furent des FNL avant d’intégrer les corps de défense et de sécurité. Ils ont exécuté le jeune Juvénal HAVYARIMANA au stade de Gitega et ont utilisé une camionnette dont la plaque est A 213 APN de l’Inspection Générale de la Police Nationale à Gitega. Son cadavre a été transporté par le véhicule de l’Administrateur Communal de Gitega et sera retrouvé plus tard dans un champs de maïs sis dans la Province de Mwaro ;faudra-t-il signaler que ledit corps avait déjà commencé à être décomposé.

A peine reconnu par les plus proches de sa famille, les autorités administratives de Gitega s’opposeront à l’enterrement solennel et officiel du disparu pour des raisons qui échappent encore à l’attention de tout un chacun, du moins pour quiconque épris du respect des us et coutumes en vigueur au Burundi, plus particulièrement en ce qui concerne l’enterrement des illustres disparus.

Par ailleurs, non seulement le Gouverneur de GITEGA s’est illustré par un comportement indigne d’une si haute autorité en ce qui concerne des qualifications de cet illustre disparu aussi tragiquement que l’on en observe actuellement, mais aussi, qui plus est, s’arroge le droit de tenter d’expliquer une mort sans nom d’un innocent civil en invoquant des raisons de moindre valeur comme quoi le jeune disparu était un délinquant de moindre importance familiale, mais aussi le jeune étudiant était membre d’un parti politique agrée. Et pourtant, la plupart de ses proches, surtout sa plus grande sœur démontrera plus tard, par la voix des ondes, que son petit frère était un étudiant de la troisième année, bien appliqué, contrairement aux propos du Gouverneur de GITEGA qui, semble-t-on, fait preuve de barbarie sans considération de la part de ce jeune étudiant, dans ses dires sur cet assassinat, quand il déclare que le disparu était un enfant vomi par la famille et donc quelqu’un sans considération aucune. Mais alors, est-ce que cela suffit vraiment pour confirmer la mort tragique de ce jeune étudiant puisque le Gouverneur de Gitega semble incriminer le cadavre de quelqu’un qu’il ne connaissait même pas ?

Est-ce que ces arguments suffisent vraiment pour justifier une si tragique mort d’un citoyen qui se trouve déjà entre les mains des corps de défense et de sécurité comme la Police Nationale instituée comme une Police de proximité ? Qu’il nous plaise de préciser que la victime avait été conduite par le Commissaire Provincial-Adjoint de la Police à Gitega. Quand on dit une « Police de proximité », cela suppose une police qui s’intègre dans le fin fond de la population pour ainsi s’identifier à elle. Cela suppose que les membres de ce corps qui se méconduisent sont civilement punis de la même manière que la population civile puisqu’ils sont incorporés et intégrés avec elle.

La loi n. 1/023 du 24 décembre 2004 portant Création, Organisation, Missions, Composition, et Fonctionnement de la Police Nationale du Burundi , il en va de même de la Constitution du Burundi qui détermine clairement les missions de la Police Nationale du Burundi dont le Commissariat Général de la Police Judiciaire. Il s’agit entre autres de:
• rechercher les auteurs des infractions à la loi pénale,
• réunir les indices à leur charge,
• les mettre à la disposition du Ministère Public (art. 27),
• prévenir et réprimer la criminalité transnationale elle est le correspondant de l’INTERPOL (art. 28).
• procéder à l’étude statistique de la criminalité sur l’ensemble du territoire national, centraliser et exploiter la documentation criminelle tant nationale qu’étrangère (art. 29)
• exécuter les réquisitions et les mandats de justice
• délivrer les extraits du casier judiciaire (art. 30).
• Quand une personne est tuée, quelles que soient les circonstances, le Gouvernement doit impérativement s’impliquer pour défendre au moins sa paternité. Ici nous pouvons dire comme ce politologue qu’un Gouvernement qui laisserait un seul de ses membres mourir sans le défendre ne ferait qu’à être dissout.
S’il est vrai que le Gouvernement du Burundi a aboli la peine de mort comme les autres Nations voisines, comment peut-on justifier les exactions extra judiciaires qui se commettent ici et là comme si rien n’était ? En tout état de cause, si le Gouvernement ne parvient pas à stabiliser cette barbarie orchestrée par les membres de son rang, il faut signaler que la population burundaise devra en jour s’exhiber et ainsi défendre ses intérêts. Le Gouvernement doit prendre ses gardes pour ne pas encore sombrer des dans le scandale d’entant. A bon entendeur, salut !