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LE LYNCHAGE DE JUVENAL HAVYARIMANA, EXECUTION EXTRA-JUDICIAIRE OU UN NON AUX RECOMMANDATIONS DES NATIONS UNIES

Mise à jour 8 juin 2012

HAVYARIMANA Juvénal est un jeune homme de 24 ans qui représentait le parti MSD en province GITEGA. Kidnappé à MAGARAMA (un secteur de la zone NYAMUGARI, commune et province GITEGA) par les éléments de la police nationale. Son cadavre a été trouvé en province de MWARO ce lundi 4 Juin 2012. Alexis SINDUHIJE, président du MSD a adressé un message de condoléance aux membres de la famille éprouvée, aux membres de son parti ainsi qu’aux membres de la famille ADC-IKIBIRI. Pour lui, le pouvoir de Pierre NKURUNZIZA en est responsable et l’a exhorté d’observer la façon dont les mauvais dirigeants ont terminé leur mandat et d’éviter de leur emboiter le pas en arrêtant le lynchage des innocents dans sa stratégie de régler ses comptes avec ses opposants.

Pour Pierre Claver MBONIMPA président de l’APRODH, cet assassinat est semblable à celui de HABARUGIRA Vianney (lui aussi trouvé mort en commune ISALE après quelques jours de sa disparition, vers la fin de l’année 2011) qui a, lui aussi fait couler beaucoup d’encre et de salive. Pour ce même défenseur des droits de l’homme Monsieur Pierre Claver MBONIMPA, la disparition de NDUWIMANA Jean Petty est aussi inquiétante ; il est connu que l’administration militaire d’UVIRA (SUD KIVU) en RDC l’a mis dans les mains du Commandant de la première région militaire KABISA Domitien, mais celui-ci et son staff renient être au courant de ce dossier et d’avoir vu la personne.

En conclusion, Pierre Claver MBONIMPA ainsi que d’autres observateurs considèrent qu’il est soit tué, soit caché quelque part pour subir le même sort. Il ajoute que ceci rentre dans la ligne des exécutions extra-judiciaires dénoncées par les organisations des droits de l’homme locales et internationales ainsi que les Nations Unies. En éternisant ces massacres, pour le pouvoir burundais, n’est-il pas une façon de dire non aux recommandations des Nations Unies, des organisations nationales et internationales des droits de l’homme ainsi qu’à HUMAN RIGHT WATCH ? Pour que les burundais retrouvent la paix et la sécurité, le chemin est encore suffisamment long !