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Leçons de mon arrestation suivie de la détention au Service National des Renseignements du 24 au 30 Octobre 2012

Mise à jour 03 novembre 2012

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La calomnie, le mensonge et des montages grotesques sont utilisés par des policiers militants et courtisans du pouvoir de Bujumbura pour persécuter, arrêter et même tuer les opposants politiques et toute autre voix discordante. Cette pratique maladroite terni davantage l’image de notre pays tant sur le plan interne qu’au niveau de l’échiquier international. Le Service National des Renseignements au lieu de s’atteler à sa véritable mission de mettre à la disposition des décideurs politiques des informations stratégiques en vue d’une gouvernance conséquente du pays, il est devenu une police politique, qui s’active dans des règlements de compte en usant des noms de certaines personnalités réputées contestataires du mode de gouvernance actuelle du pays par le CNDD-FDD. C’est dans cette optique que j’ai été arrêté avec cinq travailleurs que je venais de recruter pour le travail des champs que j’effectue ces derniers temps.

Lors de mon arrestation, une intention malsaine visait à montrer que j’ai été arrêté en province CIBITOKE, cela, en vue de faire une liaison avec l’attaque des hommes armés qui venait de s’y produire. La torture infligée sous mes yeux à l’un de mes travailleurs était orientée à obtenir des aveux qui allaient servir à nous incriminer. Cette torture a eu lieu dans un bâtiment anonyme qui ne porte aucun insigne de l’Etat, c’est innommable pour un pays qui se veux respectueux des droits de l’homme. Ma libération est le fruit des efforts conjugués de certains compagnons de lutte qui connaissent ma personnalité et des organisations de défense des droits humains, c’est une occasion pour moi de leur dire grand merci. Pour d’autres anciens compagnons du CNDD-FDD, qui ont tenté le tout pour le tout pour le ficelage de ce montage pour nuire à ma personne et ma famille, que Dieu les pardonne, car parmi eux, il y en a qui ne connaissent ni le CNDD-FDD et moins encore son idéologie.

Je saisi cette opportunité pour lancer un vibrant appel à son Excellence le Président de la République pour qu’il ordonne, l’arrêt immédiat de « cette liberté » de persécuter et de tuer des paisibles citoyens qu’on observe chez les agents du Service National des Renseignements. Je rappelle, qu’au parti CNDD-FDD nous avions pris un engagement ferme de combattre des actes d’assassinat et de détournement dans le Congrès de Gitega en 2004. Pour certains hommes au pouvoir actuellement à Bujumbura, en l’occurrence ceux qui ont échappé d’être assassinés par leurs frères d’armes pendant le maquis ; je cite le Colonel KABISA Domitien (Commandant de la 1ère Région militaire) et HATUNGIMANA Léonidas (Porte Parole du Président de la République) et d’autres. Je leur demande de prendre le courage entre leurs mains et d’utiliser le langage que les autres (compagnons d’armes) avaient utilisé au maquis pour qu’ils ne soient pas tués. Cela en vue de préserver des pertes en vies humaines imputables aux services de sécurité devenues monnaie courante aujourd’hui au Burundi. Enfin, je voudrais réaffirmer que mes idées politiques ne seront jamais orientées vers le mensonge et les montages nuisibles même si je constate qu’ils y en a qui veulent me tirer vers là.