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NYAKURISATION DES PARTIS POLITIQUES : « STRATEGIE POUR LA REANIMATION DU CNDD-FDD ET ORIGINE DES EXECUTIONS EXTRAJUDICIAIRES AU BURUNDI

Mise à jour 3 septembre 2012

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Certains partis de l’opposition et les organisations membres de la société civile burundaise, les organisations internationales pour la défense des droits humains ainsi que les missions diplomatiques et consulaires au Burundi se sont montrés hostiles aux pratiques de mauvaise gouvernance servant dans le pays, au moment où le leadership burundais veut montrer à l’opinion nationale et internationale que malgré cela, il reste le modèle pour plusieurs pays. Pour ce leadership, les tapages qui se font affichent les mauvaises intentions des ennemis de la nation qui ne cherchent qu’à bloquer les bonnes initiatives du pouvoir en matière de bonne gouvernance pour leurs propres intérêts.

Ici, certains politiciens et dirigeants des organisations de la société civile sont régulièrement pointés du doigt par l’Exécutif via le Secrétaire Général du gouvernement et porte-parole et surtout par le ministre de l’intérieur Edouard NDUWIMANA. Au sein du CNDD-FDD, à part les « BAGUMYABANGA » remorqués par l’honorable EL HADJ HUSSEIN RADJABU et ceux qui se sont rangés derrière l’honorable Manassé NZOBONIMPA tout en gardant l’identité du CNDD-FDD présidentiel, il y a d’autres « BAGUMYABANGA » proches du Président NKURUNZIZA qui, comme les deux autres catégories, affirment que leur parti a perdu plus de 65% de ses membres, suite aux malversations économiques, aux détournements et au non-respect des droits de la personne humaine observés au sein du système dirigeant. Au moment où ces « BAGUMYABANGA » considèrent que la meilleure stratégie de réanimer le parti est d’arrêter les pratiques antinationalistes faites par un clic du cercle au pouvoir qui tue, qui vole et qui terrorise aussi bien les « BAGUMYABANGA » qui ne suivent pas leur chemin que tous les burundais membres des partis politiques ou apolitiques qui les dénoncent. D’autres parts, le même clic a pris comme stratégie, de faire taire les leaders des partis politiques de l’opposition en créant des antennes de son obédience au sein de ces derniers et en les incitant d’embarquer d’autres membres de ces partis dans le camp de la mouvance présidentielle. C’est une stratégie que ce clic a aussi tenté au sein des organisations de la société civile. Cette création d’antennes ou branches que les burundais ont baptisé « NYAKURISATION » a échoué car, au lieu de réanimer le CNDD-FDD, elle a empiré la situation en occasionnant des tueries sélectives. Pour les partis politiques, certains cadres de la police nationale et du service national des renseignements ont procédé au recrutement forcé (par des intimidations) de leurs membres les plus influents en les rangeant derrières ces antennes ou branches naturellement faibles. Pour eux, le moyen le plus efficace a été d’opérer des arrestations sans mandats suivies par des assassinats. Parmi ces cas
d’assassinats, les plus concrets sont : celui de HABONARUGIRA Vianney, du Major Jean Petty, Médard NDAYISHIMIYE et HAVYARIMANA Juvénal sans oublier les décapités Léandre BUKURU, Jean Claude alias NZUNGU et d’autres.
Face à ces cas d’exécution extrajudiciaires, le pouvoir s’était montré indifférent malgré les dénonciations des médias, de la société civile, des organisations internationales des droits humains et les pleurs des burundais eux-mêmes qui ont perdu les leurs. Ce n’est qu’après le rapport criant des Nations Unies dénonçant plus de 57 cas d’exécutions extrajudiciaires que le pouvoir burundais, via le Procureur Général de la République Monsieur Valentin BAGORIKUNDA, a jugé bon de mettre sur pied une commission d’enquêtes qui a travaillé pour la protection et la couverture de ce clic en sacrifiant NURWEZE Michel alias RWEMBE, NDOMBOLO, MAGORWA et d’autres petits poissons comme MAZOYA de GISURU en province RUYIGI. Plusieurs cas d’exécutions extrajudiciaires ont été ignorés au moment où les enquêtes menées sur RWEMBE, NDOMBOLO, MAGORWA et MAZOYA ne se sont limitées qu’à leurs arrestations. Pour Onésime NDUWIMANA porte-parole du CNDD-FDD, il considère le sang des burundais versé à travers ces exécutions extrajudiciaires comme une petite affaire. L’opinion nationale s’est levée pour décrier ce genre de langage et même les « BAGUMYABANGA » se sentent scandalisés par cette attitude déplacée de leur cadre. Le système dirigeant du CNDD-FDD se trouve aujourd’hui dans une position défensive pour ne pas porter sur son dos ce crime contre l’humanité. Pourtant, l’honorable Manassé NZOBONIMPA avait pressenti à temps que ce plan qu’il a baptisé « NDUWIMANA Edouard » allait à tout prix aboutir à ce crime. N’avait-t-il pas alerté l’opinion nationale et internationale ? Et voilà !

Cette stratégie de NYAKURISATION des partis politiques, au lieu d’être une stratégie pour la réanimation du CNDD-FDD, elle est devenue l’origine des exécutions extrajudiciaires qui déclassent davantage tout le système dirigeant aux yeux de la communauté internationale, au point de sanctionner quelques cadres de l’armée, de la police et du service national des renseignements. Ces derniers n’ont pas aujourd’hui le droit de se rendre aux Etats Unis d’Amérique, selon les informations récoltées dans un des sites de la mouvance présidentielle. Les burundais n’ont pas de chance car, les paroles de NDUWIMANA Onésime ne tranquillisent pas. Plutôt, elles prouvent que le laboratoire du système CNDD-FDD qui a planifié ces exécutions extrajudiciaires reste en activité, cette fois-ci pour élaborer des programmes plus graves selon le même porte-parole, au sens de plaire les tenants du système au pouvoir qu’il représente à travers sa parole.