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LE PRESIDENT Pierre NKURUNZIZA, UNE TRAHISON TOUTE ENTIERE POUR LE PEUPLE BURUNDAIS

Mise à jour 07 juin 2012

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Depuis quelques années et jusqu’il y a peu, toute l’opinion nationale et internationale aura compris le calvaire d’un tirant qu’a enduré le peuple Burundais pour un régime d’un homme aussi bête que méchant.

Force est de préciser, en effet que, depuis l’arrivée de Pierre NKURUNZIZA Alias Peter à tête de la Gouvernance de la Nation ainsi que de l’Etat burundais, d’aucun se demandent comment un homme théoriquement aussi pieux que celui dont on parle pour le moment soit aussi imprévisible que l’on ne le constate aujourd’hui. Sans pour autant prétendre être aussi moins exhaustif autant que faire se peut, notre cher Président nous aura été non moins difficile. Concrètement, inutile de bien vouloir mettre en exergue toute la gamme de maux que cet homme d’une si rocambolesque malhonnêteté aura été pour ce pauvre pays.

Pour le cas qui nous concerne pour le moment, il s’agit du récent fameux procès qui a fait couler autant d’encre et salive dans les milieux des médias burundais sans oublier les reines de la justice burundaise. Pour une fois dans l’histoire de l’Afrique contemporaine, depuis le moyen âge jusqu’ à la période dite « aujourd’hui » dans un Burundi indépendant, un Président de la République en exercice de ses fonctions vient de se faire juger par une cour sous ses propres commandes en tant que Magistrat suprême.

La Cour Suprême, Chambre Judiciaire, siégeant en section d’appel avait rendu un arrêt en audience publique du 08 juillet 2011 en cause Pierre NKURUNZIZA contre le Ministère Public vu en expédition régulière et conforme l’arrêt 803 rendu par la Cour d’Appel de Bujumbura en date du 11 février 1998 et avait condamné Monsieur Pierre NKURUNZIZA Alias Peter à une peine de mort de même que ses compagnons HATUNGIMANA Léonidas Alias MUPORO, Ismaïl HUSSEIN, NABIMANA Jamal, NYANDWI Bosco, HAMADI HARUNA, NSANZURWIMO Swedi(&2.a)

HATUNGIMANA Léonidas, Ismaïl HUSSEIN, NSABIMANA Jenabi, NYANDWI Bosco, HAMADI Haruna, NKURUNZIZA Pierre Alias Peter et NSANZURWIMO Swedi devraient verser les indemnités à la partie civile équivalentes à 67.846.368 BIF répartis en tranches suivantes :
6.698.778 BIF pour les Ayants Droit de NTAHONSIGAYE
6.291.144 BIF pour les Ayants Droit de SEBUMBA
39.200.000 BIF pour les Ayants Droit de CIZA Spès
26.756.446 BIF pour le compte de l’OTRACO
Le Procureur Général de la République est tenu de la mise en application du présent jugement rendu exécutoire et qui entre en vigueur le jour du prononcé.

La date du 11 février 1998 est connue de la part de l’opinion nationale et internationale que le nommé NKURUNZIZA Pierre, Alias Peter, actuel Président de la République était bel et bien pendant cette période au maquis, n’en déplaise celui qui voudrait en dire autrement. Or, à la surprise de tout un chacun, un nommé NDAYIZEYE Léonard, huissier assermenté près la Cour d’Appel de Bujumbura, par ordre de je ne sais quel rang, aura signifié Sieur NKURUNZIZA Pierre Alias Peter, en son Office de la présidence de la République, en date du 23 juin 2011. Le nommé NKURUNZIZA Pierre Alias Peter, par le biais de son conseil Sixte SIZIMWE (muni du mandat spécial pour faire appel signé le 23 juin 2011), tel que reçu au greffe de la Cour Suprême en date du 11 juillet 2011, après consignation des frais de justice contre quittance n0 1-023291/2011 et son enrôlement sous le RPSA 280, a attaqué l’arrêt en appel le 4 juillet 2011.

Dans la même foulée, il nous sera rappelé de mémoire que le prévenu ci haut émargé avait été signifié à domicile inconnu en 1998 de l’arrêt RPCC 803 puisqu’il continuait ses actes de maquisard. Vouloir préciser que le prévenu en question aurait été signifié pour interjeter appel en juillet 2011 alors qu’ à notre connaissance et sans nul doute qu’il était bel bien Président de la République du Burundi signifie bien aisément une violation pure et simple de la loi fondamentale qu’est la Constitution qui stipule bel et bien le Président de la République ne peut en aucun cas être poursuivi et jugé en exercice de ses fonctions que pour haute trahison dument constatée par les ¾ des membres de l’Assemblée Nationale et des 2/3 des membres du Sénat tous réunis, à en croire les prescrits de la Constitution de la République du Burundi actuellement en vigueur. De surcroît, malgré la non comparution de l’appelant en personne à la toute première audience publique, et étant donné que son conseil avait promis d’accepter l’exigence de la comparution de l’appelant en personne aux audiences à venir pour débattre du fond, une équipe de magistrats dont la liste exhaustive sera mise en exergue à la fin du présent propos a prononcé un jugement très extrêmement étonnant nonobstant les prescrits attendus de la « Commission Vérité et Réconciliation »qui devrait, à point nommé, apporter beaucoup plus de lumière pour de crimes aussi odieux que ceux qui pèsent sur la tête de Pierre NKURUNZIZA Alias Peter. Nul n’ignore la période tempête de 1996 qui a endeuillé tout le pays lors de la période de dépôt de mines antichars dans la ville de Bujumbura.

Cette juridiction qui a osé faire du jamais vu dans l’histoire de la justice burundaise, en statuant par défaut de l’appelant, s’est fondée sur l’exposé des motifs ci-après :
Vu la loi n ̊ 1/010 du 18 mars 2005 portant promulgation de la Constitution du Burundi ; Vu la loi n ̊ 1/07 du 25 février 2005 régissant la Cour Suprême ;
Vu la loi n ̊ 1/08 du 18 mars 2005 portant Code de l’Organisation et de la Compétence Judiciaire ;
Vu la loi n ̊ 1/015 du 20 juillet 1999 portant Code de Procédure Pénale ;
Vu la loi n ̊ 1/05 du 22 avril 2009 portant révision du Code Pénal (…) reçoit l’appel interjeté par NKURUNZIZA Pierre Alias Peter et le déclare entièrement fondé ; charge le Ministère public de l’exécution du présent arrêt.

Tout cet arsenal est ainsi arrêté et prononcé à Bujumbura, en audience publique du 8 juillet 2011 où siégeaient Jean-Marie NGENDANZI : Président, BAYANKIMBONA Domine, Sylvère NIMPAGARITSE, Claudine KARENZO et Bernard NZEYIMANA : Conseillers ; assistés de BAGORIKUNDA Valentin : Officier du Ministère Public et Claudette NDAYIRAGIJE : Greffier.

En violation de tous les instruments juridiques nationaux, et spécialement la loi fondamentale qu’est la Constitution de la République du Burundi, ces hauts magistrats de la haute juridiction de ce pays ont daigné fermer l’œil en voulant très aimablement blanchir cet homme qui est actuellement le numéro 1 burundais mais qui a quand-même endeuillé ce pays durant les années 1996 sous prétexte qu’il était dans le maquis mais pouvant venir poser des mines antichars dans la capitale Bujumbura.

Par ailleurs, comment est-ce que cette chambre judiciaire de la Cour Suprême a osé siéger dans une affaire en cause vraiment le Président de la République en exercice de ses fonctions sans aucune intervention de quiconque étant investi de ces pouvoirs ne fusse-que pour faire respecter la loi ?

Peut-on dire que qu’en date du 8 juillet 2011, NKURUNZIZA Pierre Alias Peter n’était plus Président de la République pendant cette date-là ?

L’histoire laissera apprendre qu’il y a eu des hauts magistrats qui ont jugé un Président de la République du Burundi en exercice de ses fonctions ne serait-ce que pour le blanchir des crimes qu’il aurait commis avant l’entrée en fonctions du Chef de l’Etat. Il ne nous serait pas loisible de signaler que dans un pays où il y a une Commission Nationale Electorale Indépendante, comment est-ce qu’elle a pu laisser passer une telle candidature d’une personne condamnée à mort pour accéder à la Présidence de la République ?

Dans tous les cas, il faut que la justice soit faite, sinon, le monde périra ;et l’humanité doit se lever comme un seul homme pour se défendre contre des criminels de grande envergure comme cette personne ci haut citée pour la survie de tout un chacun.