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MOHAMED RUKARA, MANASSE NZOBONIMPA, LES MIROIRS DU CONSEIL DES SAGES DU CNDD-FDD.

Mise à jour 2juin 2012

Lors des cérémonies du premier anniversaire de la création du poste de l’Ombudsman burundais, MOHAMED RUKARA est monté sur le créneau en annonçant que la lutte contre la corruption et les malversations économiques est son cheval de batail pour laquelle il est prêt de mourir du moins selon ses propres termes. Ces derniers temps, après sa récente tournée en Europe (Belgique, Hollande, Norvège), il a dénoncé le plan d’un groupe de ses compagnons politiques visant son assassinat ou son empoisonnement pour anéantir ses actions de lutte contre la corruption.

Par le biais de son porte-parole, ce groupe est composé de personnes qui paralysent la nation burundaise par la corruption, les détournements et les malversations économiques. Il avait même promis d’afficher les noms de ces derniers et éclairer d’avantage l’opinion en date du 27 Mai 2012, mais en vain. Il n’a pas osé car, à cette date qui était considérée comme fatidique pour certaines personnes qui s’accusent de ces maux qui causent l’hémorragie économique de la nation, l’Ombudsman burundais a informé l’opinion qu’il avait oublié de tourner la langue sept (7) fois avant de dénoncer ce plan. Comme justification, il a annoncé que la loi ne lui permet pas de faire des dénonciations pareilles (pendant et après son mandat) qui sont considérées comme une divulgation des secrets.

Rappelons que le député Manassé NZOBONIMPA avait fait de pareilles dénonciations en s’attaquant, non seulement à la corruption et aux détournements, mais aussi aux violations des droits de l’homme en martelant surtout aux assassinats observés çà et là dans le pays ; ceci a failli lui coûter sa vie car, quelques jours après la dénonciation, il a échappé de justesse à la mort par un attentat manqué en Ouganda et plus précisément à Kampala. Manassé NZOBONIMPA et MOHAMED RUKARA étaient tous membres du bureau du Conseil des Sages présidé par Pierre NKURUNZIZA en même temps président de la république et sont considérés aujourd’hui comme des miroirs de ce Conseil. Pour les observateurs, ce Conseil est paralysé et est irresponsable car, malgré son poids dans la supervision de toutes les activités du système dirigeant, il n’agit jamais pour le rétablissement et le maintien de l’ordre et moins encore pour la protection de la nation burundaise qui devrait pourtant être un havre de paix dans lequel la bonne gouvernance est la règle.

Un autre membre de ce Conseil, le deuxième vice-président de la république (chargé des questions économiques) Gervais RUFYIKIRI avait lui aussi dénoncé (à MWARO) ces mauvaises pratiques de corruptions et de malversations économiques qui ont même découragé les bailleurs et amis du Burundi. Cette autorité, par la même occasion, avait porté à la connaissance de l’opinion que les aides ont été gelées suite à ce fléau. Paradoxalement, quelques jours après, il a mis en cause ses propres propos en lançant la balle du côté de la presse la taxant d’avoir exagéré et modifié ses dires. Il a adopté cette attitude pour contourner une certaine opinion à l’intérieur du CNDD-FDD qui l’avait pris comme un pro-Manassé ou un déviant déjà récupéré par l’ADC-IKIBIRI. Ceci a adouci des menaces qu’il commençait à subir. Ainsi, il a pu faire quelques pas ensemble avec ce groupe de personnes qui imposent la voyoucratie aux burundais dont les noms se trouvent aujourd’hui dans la bouche de MOHAMED RUKARA.

MOHAMED RUKARA est entre le marteau et l’enclume. Pour lui, cracher ces noms c’est se compromettre ou même risquer sa vie ! Les avaler, c’est porter atteinte à sa propre personnalité. Son cœur balance ! Mais jusque quand ? Néanmoins, même s’il ne les crache pas, le danger ne sera pas écarté pour autant car, les patrons de cette mafia se sentent déjà secrètement trahis dans l’opinion. Entre temps, la majorité de burundais le considère comme un homme sans parole et sans valeur, qui n’est pas à la hauteur de ses responsabilités. Certains vont loin en proposant son limogeage. Voilà donc l’histoire de ce fameux bureau du Conseil des Sages. Deux d’entre eux à savoir l’Ombudsman MOHAMED RUKARA et le député Manassé NZOBONIMPA ont osé dénoncer le mal qui ronge la nation burundaise au moment où le troisième qui est Pierre NKURUNZIZA reste bouche bée et indifférent.